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Objectifs financiers : comment épargner pour plusieurs projets sans vous perdre

Olayoyin Olorunmota

SOMMAIRE

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Quand on parle des difficultés à épargner, c’est presque toujours la discipline, ou plutôt son absence, qui est pointée du doigt. Tout le monde vous le dira : « Avec un peu plus de discipline, vous auriez plus d’économies. »

La discipline, c’est difficile. C’est pour cela que je conseille en général de mettre en place des systèmes qui travaillent pour vous.

Prenons un exemple. Quand votre épargne de précaution, votre budget vacances, la somme pour remplacer votre ordinateur et votre prochain loyer dorment sur le même compte, chaque dépense devient un pari. Vous regardez votre solde, il a l’air correct, alors vous dépensez. Deux mois plus tard, vous vous rendez compte que le budget vacances a servi à faire les courses et que vous êtes loin du compte.

Le problème, c’est le système. Ou plutôt l’absence de système. Cet article explique comment se fixer des objectifs financiers assez précis pour fonctionner, comment les prioriser quand plusieurs se font concurrence, et comment organiser votre épargne pour que chaque objectif ait sa propre case et une progression bien visible.

Qu’est-ce qu’un objectif financier ?

Un objectif financier est un résultat précis pour lequel vous épargnez, avec un montant cible et une échéance. Ce n’est pas une vague intention comme « épargner plus » ou « dépenser moins ». Ça, c’est plutôt un vœu pieux. Un objectif financier ressemble à ceci : « Mettre de côté 1 500 GBP pour un voyage au Maroc d’ici mars », ou « Constituer une épargne de précaution de trois mois, soit 6 000 USD, d’ici décembre ».

C’est la précision qui fait la différence. Une intention floue ne vous donne rien à mesurer et aucun moyen de savoir si vous êtes en retard. Un objectif précis vous dit exactement combien épargner chaque mois pour atteindre la cible, et vous montre tout de suite quand vous vous en écartez.

On classe généralement les objectifs financiers selon leur horizon.

Objectifs à court terme
Ce sont les objectifs à un an maximum. Par exemple, un budget vacances, un nouvel ordinateur portable, la prochaine révision de la voiture ou un premier fonds d’urgence. Ce sont souvent eux qui demandent l’effort d’épargne le plus soutenu, car l’échéance est proche.

Objectifs à moyen terme
Ils se situent en général entre un et cinq ans : l’apport pour un appartement, l’achat d’une voiture, un mariage ou une année sabbatique. Vous avez plus de temps pour les constituer, mais ils demandent des versements réguliers pour rester sur la bonne voie.

Objectifs à long terme
Ils dépassent généralement cinq ans. L’épargne retraite, un apport pour un gros achat immobilier ou les études d’un enfant en font partie. Ce sont les objectifs que l’on repousse le plus facilement, parce que l’échéance paraît lointaine, alors que ce sont souvent eux qui comptent le plus.

La plupart des gens poursuivent deux ou trois objectifs de chaque catégorie en même temps. Ce n’est pas un problème. Le problème, c’est de tout gérer depuis une seule cagnotte sans étiquette.

Pourquoi un solde unique ne suffit pas quand on a plusieurs objectifs ?

Quand toute votre épargne se trouve sur un seul compte, plusieurs choses arrivent, de façon assez prévisible.

Vous ne savez plus à quoi sert chaque livre ou chaque dollar. Le solde global a l’air sain, mais vous ignorez quelle part revient au budget vacances, quelle part à l’épargne de précaution et ce qui est vraiment disponible. Vous prenez donc vos décisions de dépense en fonction du total, qui est presque toujours trompeur.

Vos progrès deviennent invisibles. Si vous essayez de mettre de côté 1 500 GBP pour un voyage et que cet argent est mélangé avec tout le reste, vous ne voyez pas le chemin parcouru. Voir un chiffre avancer vers sa cible a un vrai effet psychologique, et cela joue beaucoup sur la régularité.

Les objectifs se cannibalisent. Quand un besoin à court terme se présente et que tout l’argent est au même endroit, le plus simple est de puiser dans la réserve, sans vous rendre compte que vous venez de repousser vos vacances de deux mois.

C’est pour cela que séparer son argent selon sa destination fonctionne. L’idée est de donner à chaque objectif son propre espace, pour suivre chacun clairement.

Comment fixer et prioriser vos objectifs d’épargne

Commencez par lister tout ce pour quoi vous épargnez, ou tout ce pour quoi vous savez que vous devriez épargner, sans faire de tri. Notez chaque objectif, petit ou grand, proche ou lointain.

Une fois la liste faite, ajoutez deux informations à chaque objectif : un montant cible et une date.

Si le montant ou la date vous semble incertain, faites votre meilleure estimation et considérez-la comme un chiffre de travail. Un objectif avec une échéance approximative est plus concret qu’un objectif sans échéance du tout. Vous pourrez l’ajuster plus tard.

Classez-les ensuite. Deux critères sont utiles pour établir les priorités.

L’urgence : à quelle distance se trouve l’échéance ? Un objectif à six mois passe avant un objectif à trois ans, même si ce dernier vous paraît plus important dans l’absolu. Les objectifs proches demandent plus d’attention, car vous avez moins de temps pour rattraper un mois difficile.

La conséquence d’un échec : que se passe-t-il si cet objectif n’est pas assez financé ? Rater l’objectif vacances, ce n’est pas grave. Ne pas avoir d’épargne de précaution, c’est vous endetter au premier imprévu. Rater la date du dépôt de garantie, c’est perdre l’appartement. Placez plus haut les objectifs aux conséquences lourdes, même s’ils sont moins attirants que les autres.

Après ce classement, vous avez un ordre de priorité concret. Les deux ou trois premiers objectifs reçoivent la plus grande part de votre épargne mensuelle. Les autres reçoivent des versements plus modestes mais réguliers, pour qu’ils avancent au lieu de stagner.

Revoyez la liste et le classement tous les trois à quatre mois, car les objectifs changent, les échéances bougent et les priorités évoluent. Un point trimestriel garde le système à jour sans en faire une corvée administrative permanente.

Combien mettre de côté pour chaque objectif

Une fois vos objectifs et leur ordre de priorité connus, la répartition devient mécanique.

Partez de votre capacité d’épargne mensuelle : la somme qui reste après vos dépenses essentielles et que vous êtes prêt à consacrer à vos objectifs. Si ce chiffre vous paraît flou, repartez de vos revenus et de vos charges fixes pour obtenir un montant réaliste plutôt qu’optimiste.

Répartissez ensuite cette somme selon vos priorités. Une méthode simple consiste à attribuer la plus grosse part à l’objectif prioritaire, puis à descendre. Voici une première répartition utile pour trois objectifs en cours :

  • Objectif 1 (priorité la plus haute) : 50 % de l’épargne mensuelle
  • Objectif 2 : 30 %
  • Objectif 3 : 20 %

Ajustez ces pourcentages en fonction de vos propres calculs d’échéance. Si l’objectif 2 arrive à échéance bientôt et que l’objectif 1 est à plus long terme, vous pouvez inverser temporairement la répartition jusqu’à ce que l’objectif 2 soit financé.

Pour chaque objectif, faites le calcul de base : le montant cible moins ce que vous avez déjà épargné, divisé par le nombre de mois restants. Vous obtenez le versement mensuel nécessaire. Si ce que vous consacrez aujourd’hui à cet objectif n’atteint pas ce montant, il faut trancher : allonger l’échéance, réduire la cible ou augmenter la part de cet objectif au détriment d’un autre.

Comment suivre plusieurs objectifs avec un Pouch pour chacun

Une fois l’ordre de priorité et la répartition définis, reste une question pratique : comment garder tout cela visible et séparé sans gérer plusieurs comptes bancaires ni un tableur compliqué ?

Vous pouvez mettre de l’argent de côté pour chaque objectif dans votre compte Grey. Chaque Pouch a un nom et son propre solde, vous pouvez donc alimenter chacun séparément, sans que les montants se mélangent entre eux ou avec votre solde de dépenses.

Voici ce que cela donne sur un exemple concret.

Sade épargne pour trois objectifs à la fois : une épargne de précaution de six mois, un voyage au Japon et un nouvel ordinateur portable.

Objectif Cible Versement mensuel Nom du Pouch Mois pour atteindre la cible
Épargne de précaution 4 800 GBP 200 GBP Épargne de précaution 24 mois
Voyage au Japon 2 400 GBP 300 GBP Japon 2027 8 mois
Nouvel ordinateur portable 900 GBP 150 GBP Fonds ordinateur 6 mois
Total 8 100 GBP 650 GBP

Sade met 650 GBP de côté chaque mois. Elle a trois Pouches dans son compte Grey, chacun avec un nom et une cible. Chaque jour de paie, elle verse 300 GBP sur « Japon 2027 », 200 GBP sur « Épargne de précaution » et 150 GBP sur « Fonds ordinateur ». Chaque solde avance vers sa cible de façon indépendante.

Le fonds ordinateur atteint sa cible au bout de six mois. Sade ferme ce Pouch et redirige les 150 GBP mensuels vers son épargne de précaution, qui se constitue alors plus vite.

L’intérêt concret, c’est la clarté. Si un objectif prend du retard, vous le voyez tout de suite. Quand un objectif est atteint, la répartition se réorganise. Rien ne se perd dans un solde unique et indifférencié.

Pensez à créer un Pouch pour chaque objectif et à l’alimenter aux dates prévues.

Questions fréquentes

Comment épargner pour plusieurs objectifs à la fois ?

Listez tous les objectifs que vous poursuivez, donnez à chacun un montant cible et une échéance, puis classez-les selon l’urgence et la conséquence d’un échec. Répartissez votre épargne mensuelle entre eux par ordre de priorité, en donnant la plus grande part aux plus urgents. Gardez chaque objectif dans son propre espace d’épargne nommé pour suivre sa progression séparément. Revoyez la répartition tous les trois à quatre mois et ajustez-la si un objectif prend du retard ou est atteint.

Comment choisir l’objectif à prioriser ?

Deux critères sont les plus utiles : la proximité de l’échéance et ce qui se passe si vous la manquez. Un objectif à six mois dont l’échec aurait de lourdes conséquences (une épargne de précaution, un dépôt de garantie, un achat urgent) passe avant un objectif à trois ans dont l’échec serait rattrapable. Une fois ce classement fait, donnez la plus grande part de votre capacité d’épargne mensuelle aux objectifs les mieux classés, puis descendez.

Combien mettre de côté pour chaque objectif ?

Pour chaque objectif, calculez le versement mensuel nécessaire : le montant cible moins ce que vous avez déjà épargné, divisé par le nombre de mois restants. Comparez ce chiffre à ce que vous y consacrez aujourd’hui. S’il n’est pas atteint, vous avez trois options : allonger l’échéance, réduire la cible ou augmenter la part de cet objectif en réduisant celle d’un autre. Pour trois objectifs en parallèle, une première répartition simple est de 50 %, 30 % et 20 % de l’épargne mensuelle totale, à ajuster selon les échéances les plus serrées.

À partir de combien d’objectifs d’épargne est-ce trop ?

Il n’y a pas de limite fixe, mais au-delà de cinq ou six objectifs actifs, les versements sont souvent trop dispersés pour faire vraiment avancer l’un d’eux. Si votre capacité d’épargne est de 400 GBP par mois et que vous avez dix objectifs, cela fait en moyenne 40 GBP par objectif, ce qui ne suffit pas toujours à atteindre la plupart des cibles dans un délai raisonnable. Mieux vaut vous concentrer activement sur trois ou quatre objectifs, avec de petits versements d’attente pour ceux à long terme, et ajouter de nouveaux objectifs à la liste active quand les précédents sont financés.

Comment suivre plusieurs objectifs sans tableur ?

Des soldes d’épargne nommés, un par objectif, chacun avec son montant cible, font le suivi à votre place. Les Pouches de Grey donnent à chaque objectif son propre espace nommé dans votre compte, avec un solde visible. Dès qu’un versement est fait sur un Pouch, son solde est mis à jour immédiatement.

Dernière mise à jour :

October 1, 2026

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Épargner en devises : faut-il choisir les dollars, les livres ou les euros ?

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2 min de lecture

J'ai vécu en Espagne en étant payée en dollars : mes revenus arrivaient en USD, mais la plupart de mes dépenses étaient en euros. Chaque fois que je voulais mettre une partie de mes revenus de côté, je devais décider s'il valait mieux garder cet argent en dollars ou le convertir en euros.

Si vous gagnez votre vie à l'international, vous vous êtes sans doute posé la même question avant d'épargner en devises. Et la réponse dépend moins de la devise « la meilleure » que de ce que vous voulez financer.

Aucune devise n'est toujours le bon choix. Tout dépend de l'origine de votre argent et, tout aussi important, de l'endroit où il finira par être dépensé.

Une règle simple consiste à épargner dans la devise que vous gagnez ou que vous prévoyez de dépenser. Si vous êtes payé en dollars et que votre objectif se règle en dollars, garder cet argent en USD vous évite de le convertir deux fois. Si vous savez que vous dépenserez un jour dans une autre devise, vous pouvez organiser votre épargne en conséquence.

Voyons quand il est pertinent d'épargner en USD, en GBP ou en EUR, et comment choisir la bonne devise selon vos objectifs.

La devise de votre épargne a-t-elle de l'importance ?

Oui, surtout quand vos revenus et vos dépenses font intervenir plusieurs devises.

Imaginez que vous touchez 2 000 USD par mois et que vous voulez en mettre 300 de côté. Vous pourriez convertir tout de suite ces 300 USD dans votre monnaie locale, mais que se passe-t-il si vous épargnez pour une dépense que vous réglerez en dollars ?

Le moment venu, vous devrez peut-être reconvertir cet argent en USD. Cela fait deux conversions, alors que vous auriez simplement pu garder une partie de votre paiement d'origine en dollars.

Chaque conversion s'accompagne d'un taux de change, et les prestataires peuvent y ajouter une marge ou facturer des frais de conversion. Les taux évoluent aussi dans le temps : le montant obtenu aujourd'hui peut être différent de celui que vous obtiendriez dans quelques mois.

C'est là que réfléchir à l'objectif de votre épargne devient utile.

Plutôt que de chercher quelle devise est « la meilleure » pour épargner, posez-vous deux questions : dans quelle devise suis-je payé, et de quelle devise aurai-je besoin au moment de dépenser cet argent ?

Les réponses vous aideront à décider où le garder.

Quand épargner en dollars, en livres ou en euros

L'USD, la GBP et l'EUR sont des devises très utilisées, mais cela ne veut pas dire que vous devez en choisir une seule et y placer toute votre épargne.

Le bon choix dépend de vos revenus, de vos dépenses et de vos projets.

Épargner en dollars

Garder votre épargne en dollars peut avoir du sens si la plupart de vos revenus arrivent déjà en USD.

Si une partie de cet argent est destinée à de futures dépenses en USD, le laisser en dollars vous évite de le convertir tant que ce n'est pas nécessaire.

L'USD peut aussi convenir pour une réserve générale si les dollars font partie de votre quotidien financier. L'essentiel est que la devise corresponde à l'usage que vous prévoyez de faire de cet argent.

Épargner en livres sterling

La GBP peut être un choix pratique si vous gagnez ou dépensez régulièrement en livres.

Vous travaillez peut-être avec des clients britanniques qui vous paient une partie de vos revenus en GBP. Ou vous mettez de côté pour des frais de scolarité, un loyer, un déménagement au Royaume-Uni ou une autre dépense que vous savez facturée en livres.

Garder cet argent en GBP signifie que vous disposez déjà de la devise dont vous aurez besoin.

En revanche, si vous êtes payé dans une autre devise, tout convertir en livres parce que vous pensez que la GBP pourrait se renforcer ajoute une inconnue. Les taux de change peuvent évoluer dans les deux sens : mieux vaut fonder votre décision sur un vrai besoin futur que sur une prédiction du marché.

Épargner en euros

La même logique s'applique aux euros.

Si des clients ou des employeurs vous paient en EUR, vous pouvez garder une partie de ces revenus en euros plutôt que de convertir tout le paiement immédiatement.

L'épargne en euros est aussi utile quand vous avez un objectif précis libellé en euros. Vous préparez peut-être un voyage à travers l'Europe, un déménagement, une formation ou une autre dépense qui sortira un jour de votre poche en euros.

Dans ce cas, mettre des EUR de côté petit à petit vous aide à atteindre le montant dont vous savez avoir besoin.

Voici une façon simple d'y réfléchir :

Si vous... Prévoyez de dépenser en... Il peut être judicieux d'épargner en...
Êtes payé en USD par des clients américains USD USD
Êtes payé en GBP et constituez une réserve de précaution GBP GBP
Êtes payé en EUR et préparez un voyage en Europe EUR EUR
Êtes payé en USD mais partez vous installer au Royaume-Uni GBP GBP pour le déménagement
Êtes payé en GBP mais préparez un voyage facturé en EUR EUR EUR pour le voyage
Êtes payé dans plusieurs devises Avez des objectifs dans différentes devises Associez chaque objectif à la devise dans laquelle vous prévoyez de dépenser

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Vous n'êtes pas obligé de faire le même choix pour chaque objectif. Votre réserve de précaution, vos prochaines vacances et votre futur déménagement peuvent chacun avoir leur propre calendrier et leur propre devise.

Le vrai coût d'une conversion trop rapide

Il est tentant de convertir vos revenus en devises dès que vous les recevez, surtout si vous l'avez toujours fait. Mais convertir avant de savoir à quoi servira l'argent peut vous obliger à payer une conversion de plus par la suite.

Imaginons que vous recevez 1 000 USD et que vous voulez mettre 200 USD de côté pour un achat facturé en dollars. Si vous gardez ces 200 USD en dollars, ils sont prêts quand vous en avez besoin. Mais si vous convertissez tout dans votre monnaie locale, vous devrez un jour en reconvertir une partie en USD.

Cette conversion supplémentaire peut entraîner des frais, et les taux de change peuvent bouger entre-temps.

Bien sûr, convertir l'argent dont vous avez besoin pour le loyer, les courses et les autres dépenses locales reste logique. Pour le reste, réfléchissez à ce que vous financez avant de choisir la devise dans laquelle le garder.

Comment associer la devise de votre épargne à vos objectifs

Dès que vous voyez votre épargne comme une série d'objectifs distincts plutôt qu'une seule cagnotte, choisir une devise devient plus simple.

Disons que vous avez trois projets : une épargne de précaution, un voyage en Espagne et de l'argent pour un prochain déménagement à Londres.

Chacun a un rôle différent.

Votre épargne de précaution peut rester dans la devise que vous gagnez ou utilisez le plus souvent. Pour le voyage en Espagne, vous pouvez mettre des EUR de côté progressivement, puisque c'est ce que vous dépenserez sur place. Et votre fonds de déménagement peut rester en GBP, car vous savez déjà qu'il vous faudra des livres pour la caution, le loyer et les autres frais.

Au lieu de chercher si l'USD, la GBP ou l'EUR est « meilleur » dans l'absolu, vous avez associé chaque devise à un objectif concret.

Vous pouvez appliquer la même approche à des projets plus modestes, comme un ordinateur portable vendu en USD, une formation facturée en GBP ou un budget vacances en EUR.

Si vous êtes payé à l'international, ouvrir un compte multidevises peut vous simplifier la tâche, car vous n'avez pas à tout convertir dans une seule devise dès que vous êtes payé.

Et vous pouvez aller plus loin en séparant l'argent de chaque objectif.

Épargner en USD, en GBP et en EUR avec Pouch

Avec Pouch, vous pouvez créer des Pouches individuels en USD, en GBP et en EUR et donner à chacun sa propre fonction. Vous pourriez avoir un Pouch « Imprévus » en USD, un Pouch « Londres » en GBP et un Pouch « Voyage d'été » en EUR.

Vous pouvez aussi donner un nom à chaque objectif et suivre votre progression, pour voir où vous en êtes sans mélanger cet argent avec votre solde courant.

Si votre priorité est d'avoir de l'argent disponible en cas d'imprévu, vous pouvez commencer par apprendre à constituer une épargne de précaution.

Il y a aussi les Round-ups si vous voulez atteindre un objectif petit à petit. Quand vous activez les Round-ups, vos paiements éligibles par carte Grey sont arrondis et la différence est versée dans le Pouch de votre choix.

Pouch ne rapporte pas d'intérêts, et l'argent que vous y placez n'est pas investi. Il donne simplement à votre épargne et à vos projets leur propre espace dans Grey, à part de l'argent de votre solde courant.

Si vous recevez déjà vos revenus via Grey, vous pouvez épargner dans la devise que vous gagnez et avancer vers votre prochain objectif sans convertir l'argent au préalable.

L'idée est de donner à l'argent que vous mettez de côté une devise cohérente avec l'usage que vous comptez en faire.

Questions fréquentes sur l'épargne en dollars, en livres ou en euros

Vaut-il mieux épargner en dollars ou en euros ?

Aucune des deux devises n'est automatiquement meilleure pour épargner. Une bonne approche consiste à regarder la devise dans laquelle vous êtes payé et celle dans laquelle vous prévoyez de dépenser.

Si vous êtes payé en USD et que vous épargnez pour une dépense facturée en dollars, garder l'argent en USD peut vous éviter une conversion inutile. Si votre objectif est libellé en EUR, épargner cette part en euros peut être plus logique.

Faut-il épargner dans la devise dans laquelle on est payé ?

Cela peut avoir du sens, surtout si vous prévoyez d'utiliser cet argent dans cette devise plus tard. Garder une partie de vos revenus dans leur devise d'origine vous évite aussi de tout convertir dès que vous êtes payé.

Pour des objectifs dans une autre devise, vous préférerez peut-être mettre l'argent de côté dans la devise que vous prévoyez de dépenser.

Est-ce une bonne idée de garder son épargne dans plusieurs devises ?

Cela peut être utile si vous gagnez ou dépensez dans plusieurs devises. Par exemple, une personne payée en USD qui prévoit de s'installer au Royaume-Uni peut garder une partie de son épargne en USD et constituer un fonds séparé en GBP pour les frais de déménagement.

La décision doit refléter vos projets réels plutôt qu'une tentative de deviner quelle devise va prendre de la valeur.

Quand convertir ses revenus en devises étrangères ?

Pensez à convertir la part dont vous savez avoir besoin dans une autre devise.

Si vous êtes payé en USD mais avez besoin de monnaie locale pour vos dépenses mensuelles, convertir de quoi couvrir ces dépenses est logique. L'argent destiné à une future dépense en USD n'a peut-être pas besoin d'être converti du tout.

Peut-on épargner en USD, en GBP et en EUR en même temps ?

Oui. Avec un compte multidevises qui prend en charge ces devises, vous pouvez détenir de l'argent en USD, en GBP et en EUR en même temps.

Grey Pouch vous permet aussi de créer des Pouches distincts dans chaque devise prise en charge, pour que chaque objectif ait sa propre devise.

Qu'est-ce que l'épargne multidevises ?

L'épargne multidevises consiste à garder l'argent de différents objectifs dans plusieurs devises plutôt que de tout convertir en une seule.

Par exemple, vous pouvez garder une épargne de précaution en USD, épargner pour des dépenses au Royaume-Uni en GBP et mettre des EUR de côté pour un voyage en Europe. Les devises choisies dépendent de la façon dont vous êtes payé et de ce que vous financez.

Pouch rapporte-t-il des intérêts ?

Non. Pouch n'est ni un placement ni un produit d'épargne rémunéré. C'est un moyen de séparer de l'argent de votre solde Grey principal et de l'organiser autour d'objectifs précis en USD, en GBP ou en EUR.

Donnez à chaque objectif sa propre devise

Inutile de choisir une seule devise pour toute votre épargne.

Partez de ce à quoi l'argent va servir. Si l'objectif se paiera en dollars, épargner en USD peut être pertinent. Si vous savez qu'il vous faudra des livres ou des euros, vous pouvez épargner en devises pour cet objectif dans la monnaie concernée.

Avec Grey Pouch, vous pouvez séparer ces projets, suivre votre progression et garder votre épargne en USD, en GBP et en EUR organisée au même endroit.

Ouvrez un Pouch dans la devise que vous gagnez et alimentez-le dès aujourd'hui.

Objectifs financiers : comment épargner pour plusieurs projets sans vous perdre

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2 min de lecture

Quand on parle des difficultés à épargner, c’est presque toujours la discipline, ou plutôt son absence, qui est pointée du doigt. Tout le monde vous le dira : « Avec un peu plus de discipline, vous auriez plus d’économies. »

La discipline, c’est difficile. C’est pour cela que je conseille en général de mettre en place des systèmes qui travaillent pour vous.

Prenons un exemple. Quand votre épargne de précaution, votre budget vacances, la somme pour remplacer votre ordinateur et votre prochain loyer dorment sur le même compte, chaque dépense devient un pari. Vous regardez votre solde, il a l’air correct, alors vous dépensez. Deux mois plus tard, vous vous rendez compte que le budget vacances a servi à faire les courses et que vous êtes loin du compte.

Le problème, c’est le système. Ou plutôt l’absence de système. Cet article explique comment se fixer des objectifs financiers assez précis pour fonctionner, comment les prioriser quand plusieurs se font concurrence, et comment organiser votre épargne pour que chaque objectif ait sa propre case et une progression bien visible.

Qu’est-ce qu’un objectif financier ?

Un objectif financier est un résultat précis pour lequel vous épargnez, avec un montant cible et une échéance. Ce n’est pas une vague intention comme « épargner plus » ou « dépenser moins ». Ça, c’est plutôt un vœu pieux. Un objectif financier ressemble à ceci : « Mettre de côté 1 500 GBP pour un voyage au Maroc d’ici mars », ou « Constituer une épargne de précaution de trois mois, soit 6 000 USD, d’ici décembre ».

C’est la précision qui fait la différence. Une intention floue ne vous donne rien à mesurer et aucun moyen de savoir si vous êtes en retard. Un objectif précis vous dit exactement combien épargner chaque mois pour atteindre la cible, et vous montre tout de suite quand vous vous en écartez.

On classe généralement les objectifs financiers selon leur horizon.

Objectifs à court terme
Ce sont les objectifs à un an maximum. Par exemple, un budget vacances, un nouvel ordinateur portable, la prochaine révision de la voiture ou un premier fonds d’urgence. Ce sont souvent eux qui demandent l’effort d’épargne le plus soutenu, car l’échéance est proche.

Objectifs à moyen terme
Ils se situent en général entre un et cinq ans : l’apport pour un appartement, l’achat d’une voiture, un mariage ou une année sabbatique. Vous avez plus de temps pour les constituer, mais ils demandent des versements réguliers pour rester sur la bonne voie.

Objectifs à long terme
Ils dépassent généralement cinq ans. L’épargne retraite, un apport pour un gros achat immobilier ou les études d’un enfant en font partie. Ce sont les objectifs que l’on repousse le plus facilement, parce que l’échéance paraît lointaine, alors que ce sont souvent eux qui comptent le plus.

La plupart des gens poursuivent deux ou trois objectifs de chaque catégorie en même temps. Ce n’est pas un problème. Le problème, c’est de tout gérer depuis une seule cagnotte sans étiquette.

Pourquoi un solde unique ne suffit pas quand on a plusieurs objectifs ?

Quand toute votre épargne se trouve sur un seul compte, plusieurs choses arrivent, de façon assez prévisible.

Vous ne savez plus à quoi sert chaque livre ou chaque dollar. Le solde global a l’air sain, mais vous ignorez quelle part revient au budget vacances, quelle part à l’épargne de précaution et ce qui est vraiment disponible. Vous prenez donc vos décisions de dépense en fonction du total, qui est presque toujours trompeur.

Vos progrès deviennent invisibles. Si vous essayez de mettre de côté 1 500 GBP pour un voyage et que cet argent est mélangé avec tout le reste, vous ne voyez pas le chemin parcouru. Voir un chiffre avancer vers sa cible a un vrai effet psychologique, et cela joue beaucoup sur la régularité.

Les objectifs se cannibalisent. Quand un besoin à court terme se présente et que tout l’argent est au même endroit, le plus simple est de puiser dans la réserve, sans vous rendre compte que vous venez de repousser vos vacances de deux mois.

C’est pour cela que séparer son argent selon sa destination fonctionne. L’idée est de donner à chaque objectif son propre espace, pour suivre chacun clairement.

Comment fixer et prioriser vos objectifs d’épargne

Commencez par lister tout ce pour quoi vous épargnez, ou tout ce pour quoi vous savez que vous devriez épargner, sans faire de tri. Notez chaque objectif, petit ou grand, proche ou lointain.

Une fois la liste faite, ajoutez deux informations à chaque objectif : un montant cible et une date.

Si le montant ou la date vous semble incertain, faites votre meilleure estimation et considérez-la comme un chiffre de travail. Un objectif avec une échéance approximative est plus concret qu’un objectif sans échéance du tout. Vous pourrez l’ajuster plus tard.

Classez-les ensuite. Deux critères sont utiles pour établir les priorités.

L’urgence : à quelle distance se trouve l’échéance ? Un objectif à six mois passe avant un objectif à trois ans, même si ce dernier vous paraît plus important dans l’absolu. Les objectifs proches demandent plus d’attention, car vous avez moins de temps pour rattraper un mois difficile.

La conséquence d’un échec : que se passe-t-il si cet objectif n’est pas assez financé ? Rater l’objectif vacances, ce n’est pas grave. Ne pas avoir d’épargne de précaution, c’est vous endetter au premier imprévu. Rater la date du dépôt de garantie, c’est perdre l’appartement. Placez plus haut les objectifs aux conséquences lourdes, même s’ils sont moins attirants que les autres.

Après ce classement, vous avez un ordre de priorité concret. Les deux ou trois premiers objectifs reçoivent la plus grande part de votre épargne mensuelle. Les autres reçoivent des versements plus modestes mais réguliers, pour qu’ils avancent au lieu de stagner.

Revoyez la liste et le classement tous les trois à quatre mois, car les objectifs changent, les échéances bougent et les priorités évoluent. Un point trimestriel garde le système à jour sans en faire une corvée administrative permanente.

Combien mettre de côté pour chaque objectif

Une fois vos objectifs et leur ordre de priorité connus, la répartition devient mécanique.

Partez de votre capacité d’épargne mensuelle : la somme qui reste après vos dépenses essentielles et que vous êtes prêt à consacrer à vos objectifs. Si ce chiffre vous paraît flou, repartez de vos revenus et de vos charges fixes pour obtenir un montant réaliste plutôt qu’optimiste.

Répartissez ensuite cette somme selon vos priorités. Une méthode simple consiste à attribuer la plus grosse part à l’objectif prioritaire, puis à descendre. Voici une première répartition utile pour trois objectifs en cours :

  • Objectif 1 (priorité la plus haute) : 50 % de l’épargne mensuelle
  • Objectif 2 : 30 %
  • Objectif 3 : 20 %

Ajustez ces pourcentages en fonction de vos propres calculs d’échéance. Si l’objectif 2 arrive à échéance bientôt et que l’objectif 1 est à plus long terme, vous pouvez inverser temporairement la répartition jusqu’à ce que l’objectif 2 soit financé.

Pour chaque objectif, faites le calcul de base : le montant cible moins ce que vous avez déjà épargné, divisé par le nombre de mois restants. Vous obtenez le versement mensuel nécessaire. Si ce que vous consacrez aujourd’hui à cet objectif n’atteint pas ce montant, il faut trancher : allonger l’échéance, réduire la cible ou augmenter la part de cet objectif au détriment d’un autre.

Comment suivre plusieurs objectifs avec un Pouch pour chacun

Une fois l’ordre de priorité et la répartition définis, reste une question pratique : comment garder tout cela visible et séparé sans gérer plusieurs comptes bancaires ni un tableur compliqué ?

Vous pouvez mettre de l’argent de côté pour chaque objectif dans votre compte Grey. Chaque Pouch a un nom et son propre solde, vous pouvez donc alimenter chacun séparément, sans que les montants se mélangent entre eux ou avec votre solde de dépenses.

Voici ce que cela donne sur un exemple concret.

Sade épargne pour trois objectifs à la fois : une épargne de précaution de six mois, un voyage au Japon et un nouvel ordinateur portable.

Objectif Cible Versement mensuel Nom du Pouch Mois pour atteindre la cible
Épargne de précaution 4 800 GBP 200 GBP Épargne de précaution 24 mois
Voyage au Japon 2 400 GBP 300 GBP Japon 2027 8 mois
Nouvel ordinateur portable 900 GBP 150 GBP Fonds ordinateur 6 mois
Total 8 100 GBP 650 GBP

Sade met 650 GBP de côté chaque mois. Elle a trois Pouches dans son compte Grey, chacun avec un nom et une cible. Chaque jour de paie, elle verse 300 GBP sur « Japon 2027 », 200 GBP sur « Épargne de précaution » et 150 GBP sur « Fonds ordinateur ». Chaque solde avance vers sa cible de façon indépendante.

Le fonds ordinateur atteint sa cible au bout de six mois. Sade ferme ce Pouch et redirige les 150 GBP mensuels vers son épargne de précaution, qui se constitue alors plus vite.

L’intérêt concret, c’est la clarté. Si un objectif prend du retard, vous le voyez tout de suite. Quand un objectif est atteint, la répartition se réorganise. Rien ne se perd dans un solde unique et indifférencié.

Pensez à créer un Pouch pour chaque objectif et à l’alimenter aux dates prévues.

Questions fréquentes

Comment épargner pour plusieurs objectifs à la fois ?

Listez tous les objectifs que vous poursuivez, donnez à chacun un montant cible et une échéance, puis classez-les selon l’urgence et la conséquence d’un échec. Répartissez votre épargne mensuelle entre eux par ordre de priorité, en donnant la plus grande part aux plus urgents. Gardez chaque objectif dans son propre espace d’épargne nommé pour suivre sa progression séparément. Revoyez la répartition tous les trois à quatre mois et ajustez-la si un objectif prend du retard ou est atteint.

Comment choisir l’objectif à prioriser ?

Deux critères sont les plus utiles : la proximité de l’échéance et ce qui se passe si vous la manquez. Un objectif à six mois dont l’échec aurait de lourdes conséquences (une épargne de précaution, un dépôt de garantie, un achat urgent) passe avant un objectif à trois ans dont l’échec serait rattrapable. Une fois ce classement fait, donnez la plus grande part de votre capacité d’épargne mensuelle aux objectifs les mieux classés, puis descendez.

Combien mettre de côté pour chaque objectif ?

Pour chaque objectif, calculez le versement mensuel nécessaire : le montant cible moins ce que vous avez déjà épargné, divisé par le nombre de mois restants. Comparez ce chiffre à ce que vous y consacrez aujourd’hui. S’il n’est pas atteint, vous avez trois options : allonger l’échéance, réduire la cible ou augmenter la part de cet objectif en réduisant celle d’un autre. Pour trois objectifs en parallèle, une première répartition simple est de 50 %, 30 % et 20 % de l’épargne mensuelle totale, à ajuster selon les échéances les plus serrées.

À partir de combien d’objectifs d’épargne est-ce trop ?

Il n’y a pas de limite fixe, mais au-delà de cinq ou six objectifs actifs, les versements sont souvent trop dispersés pour faire vraiment avancer l’un d’eux. Si votre capacité d’épargne est de 400 GBP par mois et que vous avez dix objectifs, cela fait en moyenne 40 GBP par objectif, ce qui ne suffit pas toujours à atteindre la plupart des cibles dans un délai raisonnable. Mieux vaut vous concentrer activement sur trois ou quatre objectifs, avec de petits versements d’attente pour ceux à long terme, et ajouter de nouveaux objectifs à la liste active quand les précédents sont financés.

Comment suivre plusieurs objectifs sans tableur ?

Des soldes d’épargne nommés, un par objectif, chacun avec son montant cible, font le suivi à votre place. Les Pouches de Grey donnent à chaque objectif son propre espace nommé dans votre compte, avec un solde visible. Dès qu’un versement est fait sur un Pouch, son solde est mis à jour immédiatement.

Comment constituer une épargne de précaution quand on est payé en devise étrangère

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2 min de lecture

C’est un client qui m’a payée en retard qui m’a poussée à me constituer une épargne de précaution. Mais, en tant que freelance payée en dollars, mettre de l’argent de côté ne se résumait pas à choisir un montant chaque mois.

Mes revenus variaient, et je devais aussi décider s’il valait mieux garder cette épargne en dollars ou la convertir.

Si vous gagnez votre vie dans une devise étrangère, ces questions méritent réflexion au moment de constituer votre propre épargne de précaution.

Si vous cherchez comment constituer une épargne de précaution avec des revenus irréguliers ou en devise étrangère, l’objectif courant est de couvrir trois à six mois de dépenses essentielles. Inutile d’y arriver d’un coup. Voici comment démarrer avec ce que vous avez, puis avancer pas à pas.

Qu’est-ce qu’une épargne de précaution ?

Une épargne de précaution, ou fonds d’urgence, est une somme que vous gardez uniquement pour les dépenses imprévues. C’est votre filet de sécurité pour les moments où la vie ne respecte pas votre budget.

Elle peut couvrir vos dépenses si vous perdez une source de revenus, payer une réparation urgente, remplacer l’ordinateur dont vous avez besoin pour travailler ou vous aider face à une autre dépense essentielle tombée du ciel.

Le mot clé ici, c’est urgence. Un voyage que vous préparez ou un nouveau téléphone dont vous avez envie ne doivent pas sortir de cette réserve. Ce sont des dépenses que vous pouvez prévoir à part.

Cette distinction compte particulièrement pour les freelances, les indépendants et toutes les personnes aux revenus irréguliers. Si un client paie en retard ou si le mois est plus calme, vous n’avez peut-être pas d’autre paiement qui tombe à date fixe. Votre épargne de précaution vous donne une marge pour ne pas dépendre entièrement du prochain virement.

C’est la même chose quand vous êtes payé dans une devise étrangère. Vos revenus peuvent varier selon le taux de change au moment de les convertir dans la devise de vos dépenses courantes. Avoir une somme réservée aux imprévus vous donne donc plus de souplesse.

Pourquoi l’épargne de précaution compte encore plus pour les freelances

En freelance, des revenus irréguliers ne veulent pas seulement dire gagner un peu plus un mois et un peu moins le suivant. Il peut aussi y avoir de vrais creux entre deux missions ou deux paiements.

Selon une enquête de Leapers menée en 2025, 53,4 % des freelances ont connu une période importante sans revenus dans l’année, faute de trouver du travail. Et si certains disposaient d’une solide réserve, 28 % ont déclaré que leur épargne de précaution couvrirait huit semaines ou moins.

C’est là qu’une somme réservée aux urgences fait vraiment la différence. Vous avez de quoi tenir quand le travail ralentit, qu’un client paie en retard ou qu’une dépense imprévue arrive pendant un mois déjà calme.

Le Consumer Financial Protection Bureau américain conseille aussi d’utiliser les rentrées plus importantes ou ponctuelles pour alimenter son épargne de précaution, plutôt que de compter uniquement sur des versements mensuels fixes.

Quel montant pour votre épargne de précaution ?

Un point de départ courant est de quoi couvrir trois à six mois de dépenses essentielles, mais le bon montant dépend de vos propres charges et de la régularité de vos revenus.

Commencez par additionner les dépenses que vous ne pourriez pas facilement suspendre si vos revenus s’arrêtaient : loyer ou crédit immobilier, courses, factures d’énergie et d’eau, transports, assurances, remboursements de dettes et autres factures essentielles.

Si ces dépenses s’élèvent à 2 000 USD par mois, par exemple, vos objectifs pourraient ressembler à ceci :

Mois couverts Objectif d’épargne de précaution
1 mois 2 000 USD
3 mois 6 000 USD
6 mois 12 000 USD
9 mois 18 000 USD

Si vous gagnez dans une devise étrangère mais dépensez surtout dans une autre, calculez d’abord votre objectif dans la devise de vos dépenses essentielles. Vous saurez plus clairement ce que cette réserve doit vraiment couvrir.

Vous pourrez ensuite choisir la devise, ou la combinaison de devises, la plus logique pour garder cet argent.

Et gardez en tête que trois à six mois sont un repère, pas une condition pour commencer. Votre premier objectif peut être 500 USD, un mois de dépenses ou tout autre montant qui vous semble atteignable.

Si vos revenus varient beaucoup d’un mois à l’autre, vous vous sentirez peut-être plus serein en visant le haut de la fourchette.

Où placer votre épargne de précaution ?

Votre épargne de précaution doit être séparée de l’argent du quotidien, tout en restant facile d’accès en cas de besoin. La garder sur un compte dédié ou dans un espace d’épargne à part permet de mieux distinguer ce que vous pouvez dépenser de ce qui est réservé aux urgences.

Si vous êtes payé dans une devise étrangère, une autre question se pose : dans quelle devise la garder ?

Vous pouvez en garder une partie dans la devise de vos revenus et une autre dans celle de vos dépenses essentielles. Tout dépend de l’endroit où vous vivez, de la façon dont vous êtes payé et de ce à quoi cet argent servira le plus probablement.

Un compte multidevise vous permet aussi de garder votre argent dans la devise de vos revenus au lieu de tout convertir dès que vous êtes payé.

Surveillez simplement les taux de change. Si vous épargnez dans une devise mais devez dépenser dans une autre, la valeur de votre épargne aura peut-être changé au moment de la conversion.

Comment constituer une épargne de précaution avec des revenus irréguliers

Quand vous ne recevez pas le même salaire à la même date chaque mois, un conseil comme « épargnez 500 USD à chaque paie » ne vous aide pas beaucoup.

Vous pouvez plutôt construire votre épargne de précaution à partir de l’argent qui rentre vraiment.

1. Payez-vous en premier

Quand un paiement arrive, décidez de ce qui va dans votre épargne de précaution avant de dépenser le reste.

Pas besoin d’un gros montant. Même une petite somme mise de côté tout de suite crée l’habitude de traiter cette épargne comme une priorité, et non comme ce que vous versez seulement s’il reste quelque chose en fin de mois.

2. Épargnez un pourcentage plutôt qu’un montant fixe

C’est la méthode que je trouve la plus utile avec des revenus irréguliers.

Au lieu de vous imposer exactement 200 USD par mois, choisissez un pourcentage de chaque paiement. Avec 10 %, par exemple, un paiement de 1 000 USD ajoute 100 USD à votre épargne, et un paiement de 3 000 USD en ajoute 300 USD.

Vous versez davantage les bons mois et moins quand vos revenus baissent.

Le pourcentage, c’est vous qui le fixez. L’essentiel est de choisir un taux assez réaliste pour pouvoir le tenir dans la durée.

3. Faites compter les petites sommes

Chaque versement n’a pas besoin de venir d’un gros paiement client.

Les petites sommes font grossir votre épargne de précaution au fil du temps, surtout quand tout se fait automatiquement.

Les Arrondis en sont un bon exemple. Au lieu de transférer de l’argent à la main après chaque achat, la différence entre le prix payé et le montant arrondi est mise de côté automatiquement.

Par exemple, un paiement par carte de 7,60 USD peut être arrondi à 8 USD, et les 0,40 USD restants vont dans votre réserve.

Vous ne mettrez pas trois mois de dépenses de côté du jour au lendemain, mais, ajoutés à vos versements réguliers, les Arrondis aident votre épargne à avancer dans la bonne direction.

4. Versez davantage les bons mois

Les revenus irréguliers ont aussi un avantage : certains mois peuvent être bien meilleurs que prévu.

Dans ce cas, pensez à mettre un peu plus dans votre épargne de précaution au lieu d’augmenter tout de suite vos dépenses.

Vous n’êtes pas obligé d’épargner chaque dollar en plus. L’idée est simplement de profiter des bons mois pour compenser ceux où il est plus difficile de mettre de côté.

5. Revoyez votre objectif tous les quelques mois

Votre épargne de précaution ne doit pas être un chiffre calculé une fois pour toutes.

Votre loyer peut augmenter. Vous pouvez changer de pays, prendre de nouvelles responsabilités financières ou voir vos dépenses mensuelles moyennes évoluer.

Vérifiez votre objectif tous les quelques mois et demandez-vous s’il couvrirait toujours le nombre de mois prévu au départ.

Et si vous devez un jour puiser dans cette réserve, c’est précisément à cela qu’elle sert. Une fois la situation stabilisée, vous pourrez recommencer à la reconstituer.

Comment démarrer votre épargne de précaution avec Grey

Si le plus difficile pour vous est de garder cet argent à part, le Pouch vous offre un espace dédié dans Grey.

Vous pouvez créer un Pouch pour les urgences, lui fixer un objectif et garder cet argent séparé de votre solde Grey du quotidien. Les Pouchs existent en USD, EUR et GBP, ce qui est pratique si vous recevez déjà vos revenus dans l’une de ces devises.

Par exemple, si vous êtes payé en USD, vous pouvez créer votre Pouch d’urgence en USD et l’alimenter directement depuis votre solde en USD. Vous pouvez aussi alimenter un Pouch depuis une autre devise prise en charge : les détails de la conversion s’affichent avant que vous confirmiez.

Vous pouvez ensuite activer les Arrondis et choisir votre Pouch d’urgence comme destination. La monnaie des paiements éligibles avec votre carte Grey ira automatiquement dans ce Pouch, en plus des versements que vous faites vous-même.

Vous suivez votre progression vers l’objectif dans l’application, tout en gardant cet argent à l’écart de vos dépenses courantes.

Votre épargne de précaution n’a pas besoin de commencer avec des milliers de dollars. L’important est de lui donner une place et de démarrer avec un montant qui vous convient.

Ouvrez votre Pouch d’urgence et faites votre premier versement dès aujourd’hui.

Questions fréquentes

Combien mettre dans une épargne de précaution ?

L’objectif courant est de couvrir trois à six mois de dépenses essentielles. Le montant idéal dépend de vos charges mensuelles, de la stabilité de vos revenus, de vos responsabilités financières et du temps qu’il vous faudrait pour retrouver un revenu. Si cet objectif vous paraît trop élevé pour l’instant, commencez plus petit et avancez à partir de là.

1 000 USD suffisent-ils pour une épargne de précaution ?

1 000 USD peuvent être un bon premier objectif, surtout si vous partez de zéro. Cette somme peut couvrir de petites dépenses imprévues sans toucher à votre budget du quotidien. Avec le temps, vous pouvez continuer à épargner jusqu’à couvrir plusieurs mois de dépenses essentielles.

Faut-il une épargne de précaution quand on a des revenus irréguliers ?

Oui. Une épargne de précaution est particulièrement utile quand vos revenus changent d’un mois à l’autre, car elle vous donne une marge pendant les périodes calmes ou quand un paiement arrive plus tard que prévu. Au lieu de verser un montant fixe, pensez à mettre de côté un pourcentage de chaque paiement reçu.

Où garder son épargne de précaution ?

Gardez votre épargne de précaution à l’écart de vos dépenses courantes, mais facile d’accès en cas de besoin. Selon vos besoins, ce peut être un compte dédié, un compte d’épargne rémunéré ou un espace séparé de gestion de votre argent. Tenez compte de l’accessibilité, des frais, des conditions de retrait, des intérêts et de la devise dont vous aurez besoin.

Faut-il garder son épargne de précaution en USD ?

Tout dépend de la façon dont vous gagnez et dépensez votre argent. Si vous êtes payé en USD et prévoyez certaines dépenses futures en USD, garder une partie de votre épargne de précaution en dollars peut avoir du sens. Si la plupart de vos dépenses essentielles sont dans une autre devise, pensez à l’effet des variations de change sur le montant disponible au moment de convertir.

Faut-il rembourser ses dettes ou constituer d’abord une épargne de précaution ?

Vous n’êtes pas forcément obligé de choisir l’un ou l’autre. Une petite réserve pour les urgences peut vous aider à faire face aux imprévus sans vous endetter davantage. Ensuite, vous pouvez répartir l’argent disponible entre votre épargne de précaution et le remboursement de vos dettes, selon leur coût et leur urgence.

À quoi doit servir une épargne de précaution ?

Votre épargne de précaution sert aux dépenses nécessaires que vous ne pouviez pas raisonnablement prévoir, comme une perte de revenus inattendue, une réparation urgente, un déplacement indispensable ou un autre imprévu. Les dépenses prévues, les vacances, le shopping et les achats non essentiels gagnent à rester à part, pour que cette réserve soit disponible quand vous en avez vraiment besoin.

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